Principes fondamentaux
Philosophie de l'Ostéopathie
L’Ostéopathie est une médecine manuelle et naturelle fondée sur une connaissance approfondie de l’anatomie, de la physiologie et de la biomécanique du corps. Les ostéopathes ont commencé à élaborer plusieurs séries de principes après le décès d’AT Still en 1917. Les premiers principes ostéopathiques ont été élaborés en 1922, mis à jour la première fois en 1953 et, pour la dernière fois, en 2002.
L’unité du corps
Tous les systèmes sont en interrelation, si l’un est en perdition, tous les autres en souffrent. Ceci nous pousse donc à considérer le corps dans son ensemble et ne pas se focaliser sur la zone symptomatique qui est souvent plutôt victime de tensions plus à distance.
Cette approche globale est commune à bien d’autres médecines traditionnelles, qu’on qualifie alors d’holistiques, comme la médecine chinoise, ayurvédique, africaine ou amérindienne.
Cette vision ancestrale, fondée sur une perception unifiée du corps, et même de l’esprit et de l’environnement, reflète une manière d’appréhender la santé qui a en fait toujours existé. À l’inverse, la médecine moderne, en fractionnant cette connaissance globale en spécialités distinctes, a permis des avancées considérables mais a parfois perdu de vue la connexion intrinsèque entre les différentes partie du corps.
Le lien structure/fonction
La structure gouverne la fonction et la fonction détermine la structure. Si la structure est altérée, la fonction s’en trouve diminuée et vice-versa.
Ainsi en agissant sur la structure, l’ostéopathe rétabli la fonction. Il prends en charge les troubles dits fonctionnels, quand le médecin/vétérinaire s’occupe du lésionnel. D’où la complémentarité de nos approches.
La capacité d'auto-guérison et d'auto-régulation du corps
L’Homéostasie, c’est la faculté du corps à s’auto-guérir à condition que son fonctionnement ne soit pas altéré par des blocages qui entraveraient la libre circulation des fluides.
L’Ostéopathe ne fait pas de magie ni de miracles, il ne fait que restituer cette capacité intrinsèque.
Suite à n’importe quel traumatisme, le corps commence par compenser dans un premier temps, puis finit par s’adapter à sa nouvelle biomécanique.
L’Ostéopathie permet de retrouver une bonne capacité de compensation des traumatismes passés, présents et futurs.
L'importance de la circulation des fluides corporels
« Le rôle de l’artère est suprême ». Chaque structure du corps a besoin d’être irriguées par le sang. Les troubles de la vascularisation font le lit de toute pathologies. En rétablissant la libre circulation des fluides (sanguins, lymphatiques et nerveux), les différents régions incriminées s’en trouveront correctement irriguées et les échanges favorisés, boostant ainsi l’autoguérison.
L'interaction dynamique de body-mind-spirit
La dimension bio-psycho-sociale s’est beaucoup développée ces dernières années, et aujourd’hui on ne considère plus le corps comme une simple machine. L’avancée des neurosciences nous offre une compréhension de la douleur plus multidimensionnelle, confrontant le vieux modèle bio-médical avec le nouveau modèle bio-psycho-social selon lequel, la maladie mais aussi la santé sont le produit d’interaction entre des facteurs psychosociaux (stress, anxiété, pensées, croyances, relations et culture) et biologiques. De plus, l’approche moderne de l’Ostéopathie humaine prend dorénavant aussi en compte les valeurs et attentes du patient pour orienter la prise en charge (approche centrée sur la personne).
En animalier, on continu de centrer notre pratique sur nos perceptions, puisque les animaux n’ont pas d’attente particulière, mais on essaye tout de même de considérer l’environnement psycho-social de l’animal pour améliorer son état de santé, en conseillant au mieux nos client sur ces facteurs. Les résultats obtenus sont ainsi généralement supérieurs à ceux des humains, pour qui la dimension psychosociale joue un rôle prépondérant et constitue un facteur limitant dans l’amélioration de la santé des patients. Parfois pour ne plus avoir mal au dos, les gens feraient mieux de bouger plus, ou encore de changer de travail ou de partenaire !
L'approche preventive
J’ai consacré un article entier à ce principe qui me parait essentiel.